Il était une fois un feu d’artifices inouï, une explosion d’énergie : la naissance de l’Univers. Et avec lui, l’apparition des galaxies, la formation des planètes, des étoiles aussi… et puis, notre bonne vieille Terre.
Le Mat, c’est tout ça, et plus encore. Tantôt pèlerin et tantôt vagabond, armé d’une cuiller à pot et d’un baluchon, c’est la Vie tout entière. Il est la faim, l’appétit et la gourmandise, les rêves et la curiosité, le désir de se lever et de marcher et cette envie de prendre la tête… ou de la flâner ?
Le Mat, c’est ce que les autres croient un peu fou, parce que nous regardons le monde différemment, avec nos yeux d’enfants. Car comme l’enfant, le Mat s’émerveille. C’est son grand pouvoir de réaliser toutes sortes de petits miracles, toutes ces choses que nous avons souhaitées du fond du cœur.
Et quand nous avons cessé d’y penser, un beau jour, nous sommes sort(e)s faire ce que nous aimons… et notre vœu s’est réalisé.
D’après « The Jester » & John William Waterhouse (1849–1917)
Le Mat est synonyme de liberté.
Cette carte nous informe que le moment est venu de reprendre notre destinée en main. Bon génie, il nous rappelle que le temps passe et qu’il n’y a sans doute rien à faire, sinon se laisser vivre… dans l’insouciance d’une saine lucidité.
Sur sa route, le Mat précède son anima qui, sous la forme d’un chiot, l’encourage vers son but… à moins qu’elle ne tente de l’en éloigner ? Mais si elle est farouche, lui ne l’est pas. Car, hardi, le Mat sait instinctivement où il va.
Le Mat s’est débarrassé de tout nombre, c’est qu’il est la Vie en essence pure : énergie, libre et en perpétuel mouvement. Car l’Archétype est la métaphore universelle ; il est l’instant présent. Apparemment dé-possédé de tout, il est pourtant pleine conscience et, en cela, abondance.
Comme lui, regardons droit devant et marchons sans tourner les talons. Et puis, aimons.
« aime-toi, le ciel t’aimera »
Proverbe du Mat