La Roue de Fortune est une évocation de l’espace-temps.
Pour nous, comme pour les créatures qu’elle entraîne vers l’ascension ou la chute, toute tentative de la contrôler est dérisoire… Face au vertige existentiel et à nos tentations déistes ou nihilistes, la Roue de Fortune nous invite à faire le saut dans l’inconnu.
Le 10, son nombre, remet les compteurs à zéro pour conclure un cycle et en démarrer un nouveau. À l’image du mandala, du karma ou du destin, la Roue de Fortune est la métaphore des renouvellements cycliques. Tourner la Roue, c’est donc activer l’énergie latente et favoriser la manifestation des événements suspendus dans l’intervalle.
En d’autres termes, la probabilité de matérialisation de nos désirs augmente avec la mobilisation de nos chances. Qui ne tente rien… n’a rien.
D’après « La roue de fortune », Nicolas Conver (1784 – 1833)
La Roue de Fortune nous confronte aux cycles de l’éphémère : tout a un début et une fin.
Pour la plupart, nous accueillons les débuts avec plus d’entrain que nous n’acceptons les fins. Pourtant, ils procèdent tous deux du même mouvement perpétuel : la dynamique fractale de répétitions et de changements.
Dans un tirage, la Roue de Fortune attire notre attention sur un possible blocage émotionnel. Pour nous aider à traverser la fin d’un cycle, elle nous invite à lâcher prise… et à envisager l’action invisible et salutaire de la Providence sur des événements perçus comme défavorables.
Elle nous rappelle que la chance sourit aux audacieux pour autant qu’ils aient l’audace de « vivre… et de laisser mourir ».
« Sois attentif à ce que tu souhaites, ça pourrait t’arriver ! »
Conseil de la Roue de Fortune