La Maison Dieu a tous les attributs de la Terreur qu’elle peut inspirer.
La légende prétend qu’après avoir terminé la construction de leur tour luxueuse, les architectes s’y sont calfeutrés. Là, dans la futilité de l’auto-complaisance, ils se vouent à une vie de débauche et d’oisivete jusqu’à ce que… le tonnerre de Dieu les en extirpent sans pitié.
Cette image d’Épinal évoque Zeus abattant ses foudres sur ceux qui le défient. Dans le même ordre d’idées, l’éclair de feu rappelle les représentations amérindiennes de Quetzalcoatl.
Dans un nouveau paradigme, la Maison Dieu est tout le contraire… Elle est orgasmique et jubilatoire ! Elle est le fou-rire de l’Univers face aux dérives infantiles de notre ego. Elle nous pousse à sortir de nos penchants narcissiques et à mobiliser altruisme et générosité pour partager nos talents.
D’après « La chute de Phaéton », Sebastiano Ricci (1659 – 1734)
La carte de la Maison Dieu nous exhorte à abandonner nos préjugés et toute forme de pensée unique ou d’orgueil spirituel.
Après avoir transcendé les tentations du bon petit diable, vient le moment de se sortir l’e(r)go(t) du derrière. La Maison Dieu nous invoque à déconstruire immédiatement les schémas qui nous enferment dans l’illusion de nos convictions dogmatiques.
Cette carte est aussi un appel à renoncer à nos tentations de réclusion et d’isolement. Et par extension, elle est une incitation directe à sortir de la dépression, métaphore de l’enfermement psychique… et incidemment de la folie auto-entretenue.
« Passe la porte du cœur, dehors, tout aspire à la fête ! »
Slogan de la Maison Dieu