La Lune est mystérieuse et impénétrable… seulement en apparence.
Elle regarde vers la gauche pour nous plonger au cœur de la mémoire réceptive de l’univers. Dans cet espace-temps exclusif et secret, tout est possible. La Lune est la métaphore absolue de l’imaginaire : la visualisation de ce qui existe avant sa manifestation. Féminine, visionnaire et féconde, elle est la glande pinéale : l’œil intuitif… le portail de l’âme.
Lascive et sensuelle, la Lune est à la fois « vagin céleste » offert au désir de son amant et « déesse-mère » inaccessible. Sous elle, deux chiens-loups lapent ses rayons comme s’ils tétaient un sein nourricier. Et tout en bas, l’écrevisse semble remonter des profondeurs abyssales de son étang.
En tout cas, tous ces personnages participent à un ballet fantasmagorique. Et si la Lune est la maîtresse de cérémonies, c’est qu’elle les convie aux noces imminentes d’Animus et d’Anima : archétypes de la dualité.
D’après « Selene et Endymion », Nicolas Poussin (1594 – 1665)
Avec la Lune, nous sommes propulsés dans l’univers illimité et insondable de notre inconscient.
Après la chasse aux trésors du 17 (l’Étoile), le 18 nous invite à un voyage au centre de la… Mère. Au programme : le rêve, l’imaginaire et beaucoup d’intuition. La Lune est la grande ordonnatrice des marées. Intimement féminine, elle éclaire nos nuits et règle notre année. La carte de la Lune est donc à la fois régulatrice et transformatrice.
Au tarot, la Lune précède le Soleil. Les deux amants s’adonnent pourtant à une course poursuite incessante… Mais dans la mesure où elle en est le miroir, la Lune renvoie au soleil (notre ego) le touchant reflet de son fantasme : la séparation est une parfaite illusion.
Dans un tirage, elle convoque donc l’activation de notre part féminine. Réceptive et génitrice, son éveil est en effet le pré-requis indispensable à l’union prochaine de nos dualités.
« Homard j’arrive ! »
Promesse de la Lune