L’Empereur est peut-être l’alchimiste du tarot.
Littéralement, l’alchimiste est le héros dont la mission est le « Grand Œuvre ». Et la pierre philosophale, objet de sa quête, lui donne la maîtrise absolue sur la matière… synonyme de vie éternelle. Chez Jung, le « Grand Œuvre » représente le cheminement de l’âme, où lorsqu’il se transmute en or, l’opérant accède à l’éveil. Et dans le tarot, l’Empereur est l’être qui acquéiert la maîtrise des quatre composantes élémentaires de sa nature (matière, émotions, passions et intellect).
À l’instar de l’Impératrice, l’Empereur incarne le masculin sacré. « Père » pour lui-même et pour autrui, il porte les attributs de la force tranquille. Cette main de fer dans un gant de velours veille à la sécurité et au bien-être de sa tribu.
Si l’impératrice est le triangle, l’Empereur est le carré. Dans cette configuration, carré contenu dans un triangle équilatéral, il est exactement la moitié de l’univers. C’est toute la différence entre l’autorité et la tyrannie.
D’après « Charles Quint reçu par François Ier à l’abbaye de Saint-Denis », Antoine-Jean Gros (1811 – 1816)
L’Empereur nous invite à l’ancrage et à la sécurité.
Quatrième arcane majeur du tarot de Marseille, il symbolise le carré parfait : fondation indispensable à la stabilité d’une construction durable ancrée dans la terre-mère. Figure masculine puissante, généreuse, protectrice et confiante, l’Empereur est tourné vers sa part féminine, l’Impératrice. Fermement adossé à son trône, il la regarde avec douceur et bienveillance. Et qu’il se garde bien de vouloir la précéder… il n’enfanterait que tyrannie.
L’Empereur nous rappelle que notre part masculine est au service de notre famille et de nos communautés. Notre Empereur est avisé, stratège et un tantinet conservateur. Il maîtrise ses passions qu’il nourrit d’une conscience éclairée et réceptive au profit de celles et de ceux qui comptent sur lui.
« couple, famille et argent »
Devise de l’Empereur